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Acheter à Paris cet automne : les prix baissent un peu, le crédit coûte plus cher

Les prix des appartements parisiens ont reculé de 0,41 % entre septembre et octobre 2026. Dans le même temps, le taux moyen du crédit est monté à 3,40 %. Pour un acheteur, la question n'est plus d'attendre la baisse, mais de savoir ce que l'attente coûte.

Un couple et sa conseillère autour d'une table, dossier de financement ouvert

Ce que disent les chiffres de l’automne

Le 15 octobre, la rédaction de MoneyVox publiait son relevé mensuel des prix parisiens, tiré des données de SeLoger et de MeilleursAgents. Le prix moyen d’un appartement à Paris est passé de 9 670 € le mètre carré en septembre à 9 630 € en octobre. Un recul de 0,41 % en un mois. Les maisons suivent la même pente, de 10 101 € à 10 059 €.

Le même jour, l’Observatoire Crédit Logement/CSA publiait ses chiffres de septembre. Le taux moyen des prêts immobiliers est monté à 3,40 %, contre 3,31 % en août et 3,16 % en décembre 2025. Sur 20 ans, il atteint 3,39 %, contre 3,22 % en juin. La durée moyenne des prêts touche 21 ans, un niveau historiquement élevé, et près d’un prêt sur deux pour l’achat d’une résidence est accordé sur 25 ans ou plus.

Deux mouvements en sens contraire, donc. Et c’est leur rencontre qui intéresse un acheteur.

Attendre la baisse : le calcul que personne ne fait

Beaucoup d’acheteurs nous disent la même chose cet automne : « Les prix baissent, on va attendre encore un peu. » C’est compréhensible. Mais posons les chiffres.

Prenons un emprunt de 400 000 € sur 20 ans, hors assurance.

  • À 3,16 %, le taux moyen de décembre 2025, la mensualité est de 2 251 €.
  • À 3,40 %, le taux moyen de septembre 2026, elle passe à 2 299 €.

49 € de plus par mois. Sur vingt ans, environ 11 700 € d’intérêts supplémentaires.

Sur le même montant, la baisse des prix d’un mois représente 1 640 €.

Il faudrait donc sept mois de baisse au rythme d’octobre, sans aucune nouvelle hausse de taux, pour seulement compenser ce que la remontée du crédit a déjà coûté depuis l’hiver. Or le crédit continue de monter : la Banque centrale européenne a relevé ses taux en septembre, nous l’expliquions dans notre article sur la hausse de la BCE.

Attendre n’est pas une erreur en soi. Mais attendre en pensant faire une économie, en ce moment, est souvent un mauvais calcul.

Ce qui joue pour l’acheteur, en revanche

Il y a une vraie bonne nouvelle dans ces chiffres, et elle est moins visible.

Au troisième trimestre 2026, la production de crédits immobiliers a reculé de 9,2 % sur un an, et le nombre de prêts accordés de 8,1 %, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Concrètement, il y a moins d’acheteurs financés en face de chaque appartement.

Sur le terrain, nous le voyons dans nos propres mandats : moins de visites par bien, des vendeurs plus ouverts à la discussion, des délais qui s’allongent.

Un acheteur qui arrive avec son financement bouclé, un accord de principe en poche, se retrouve aujourd’hui dans une position qu’il n’avait pas il y a un an : il peut négocier.

Le bon ordre : le financement d’abord, les visites ensuite

C’est là que nous travaillons avec Adrien Devic, directeur de l’offre chez Artémis Courtage, notre partenaire pour le financement. Avant même la première visite, il reçoit nos acheteurs, regarde revenus, apport et charges, et leur remet un plan de financement indicatif. Les acheteurs savent alors exactement jusqu’où ils peuvent aller.

Ce travail change tout le jour où le bon appartement se présente. L’offre part dans l’heure, avec un budget vérifié. Entre deux offres proches, le vendeur retient le plus souvent celle de l’acheteur qui peut signer.

Vous pouvez retrouver Adrien Devic et nos autres partenaires sur la page Partenaires.

Ce que nous conseillons cet automne

  1. Faites votre plan de financement maintenant, avant de visiter. Un rendez-vous avec un courtier suffit, et vous évitez de visiter des biens hors budget.
  2. Regardez les prix signés, pas les prix affichés. Nos pages de prix rue par rue donnent les médianes réelles, tirées des actes notariés. Une annonce au-dessus de la médiane de sa rue laisse une marge de négociation.
  3. Inscrivez-vous aux alertes. Les biens bien placés partent encore vite. Nos acquéreurs inscrits reçoivent nos nouveaux biens avant les portails.
  4. Ne visez pas le plus bas, visez le juste prix. Une offre trop basse sur un bien bien estimé se refuse. Une offre argumentée, avec les ventes de la rue, se discute.

En un mot

Les prix parisiens reculent doucement, le crédit monte plus vite. L’automne 2026 n’est pas le moment d’attendre une grande baisse qui ne compensera pas la hausse des taux. C’est le moment d’acheter préparé : financement bouclé, prix de la rue en tête, et la marge de négociation qu’offre un marché moins encombré.

Sources : MoneyVox, « Marché immobilier à Paris : octobre confirme la tendance baissière des prix », 15 octobre 2026, données SeLoger et MeilleursAgents. Observatoire Crédit Logement/CSA, chiffres publiés le 15 octobre 2026, repris par Meilleurtaux le 16 octobre 2026. Notaires du Grand Paris, conférence de presse du 8 septembre 2026. Mensualités calculées par Trudaines, hors assurance. Photo : Vitaly Gariev, Unsplash.

Les questions que cet article règle

Les prix baissent-ils à Paris en octobre 2026 ?

Légèrement. Selon MoneyVox, à partir des données SeLoger et MeilleursAgents, le prix moyen des appartements est passé de 9 670 € à 9 630 € le m² entre septembre et octobre 2026, soit -0,41 %. C'est un ajustement, pas une chute : les Notaires du Grand Paris relevaient encore +0,6 % sur un an au deuxième trimestre 2026.

Faut-il attendre que les prix baissent davantage pour acheter ?

Attendre a un prix. Depuis décembre 2025, le taux moyen est passé de 3,16 % à 3,40 %. Sur 400 000 € empruntés sur 20 ans, cela représente environ 11 700 € d'intérêts en plus, hors assurance, quand la baisse de prix d'un mois en représente 1 640 €. Tant que les taux montent plus vite que les prix ne baissent, l'attente coûte plus qu'elle ne rapporte.

Peut-on négocier le prix d'un appartement à Paris en ce moment ?

Plus qu'au printemps. La production de crédits a reculé de 9,2 % sur un an au troisième trimestre 2026 : il y a moins d'acheteurs financés en face de chaque bien. Un acheteur dont le financement est prêt, avec un accord de principe, négocie en position de force.

Pourquoi passer par un courtier avant de visiter ?

Pour connaître son budget réel avant de tomber amoureux d'un appartement. Un courtier comme Artémis Courtage, partenaire de Trudaines, établit un plan de financement indicatif à partir de vos revenus, de votre apport et de vos charges. Vous visitez ensuite les biens qui entrent dans ce budget, et votre offre est prise au sérieux.

Article rédigé par Samy Santamarina, fondateur de Trudaines, agent immobilier titulaire de la carte professionnelle CPI 9201 2024 000 000 114. Faire estimer mon bien.

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